En s'imposant à Sedan, le FC Nantes a fait un grand pas vers la Ligue 1. Les hommes de Der Zakarian ont pris leurs distances avec leurs principaux rivaux.
Un stade qui acclame un speaker signant des autographes et se déhanchant sur un infâme remake d'un ignoble tube de Bronski Beat a forcément des allures de contrée inhospitalière. Les Canaris ont sans doute eu la bonne inspiration d'apporter leurs bouchons d'oreille dans leurs valises. Jimmy Sumerville ne leur a pas été fatal.
Waldemar Kita, qui a zappé l'incontournable déplacement ardennais pour cause de vacances, n'avait pas digéré la défaite concédée face au Havre à la Beaujoire. « On n'innove pas quand on n'en a pas les moyens » déplorait ainsi le président nantais dans nos colonnes après le revers normand. Une critique destinée à mettre l'accent sur les choix tactiques de Michel Dr Zakarian face aux Ciel et Marine. Hier soir à Louis Duguauguez, l'entraîneur du FC Nantes a de nouveau modifié ses batteries. Par conviction, sans doute, mais aussi sous la contrainte. Depuis l'entame de la saison, le FC Nantes a payé bien plus que ses principaux rivaux un lourd tribut aux blessures. Ainsi donc, l'hôpital se moque de la parité. Les dirigeants ne pourront faire l'économie d'une analyse approfondie concernant ce handicap récurrent. La sortie prématurée, comme on pouvait la craindre, de Stefan Babovic (43') est venue s'ajouter à la litanie des « avaries » nantaises.
Privé de deux éléments clés à chaque extrémité de la chaîne (Heurtebis et Bagayoko) et de son traditionnel capitaine de soirée (Da Rocha), le technicien nantais avait choisi de densifier sa ligne de milieux récupérateurs, avec un trio Faty-De Freitas-Shereni en guise de vigie. En remportant aux points la bataille du milieu, surtout en seconde période, le FC Nantes s'est mis dans le sens de la marche. Passée une première alerte signée Sartre sur corner, les Canaris ont desserré l'étreinte.
L'autre frayeur de la première période permit à Guy-Rolland N'Dy Assembe de démontrer l'étendue de son talent. « J'avais un peu de pression au début, mais ça s'est bien passé. Les premiers ballons ont été déterminants » souriait, détendu le gardien nantais. Pour une première, il n'était pas mis sur le grill outre-mesure, mais chacune de ses interventions était marquée du sceau du talent, de la maîtrise et de l'autorité. Sa claquette sur la tentative de Bonnet (38') résuma à elle seule la belle soirée du bizuth. Et le jeu dans tout cela ? Exceptée une vraie occasion de Goussé (44'), qui manqua son duel avec Regnault, le FC Nantes géra plus qu'il ne dirigea lors du premier acte. « On a rectifié le tir en deuxième période. Il fallait s'adapter à un nouveau système. Ce fut mieux en terme d'animation et de construction. Et avec une défense comme celle-là, on peut voyager » se réjouissait logiquement Michel Der Zakarian.
La rentrée de Djordjevic, l'arme fatale ces derniers temps changea, sinon la physionomie de la rencontre, du moins le tableau d'affichage. Le Serbe, à la réception d'une tête de Shereni consécutive à un centre de Moullec, catapulta le ballon au fond des filets ardennais. Pas immérité au vu de la maturité qu'affichaient les Canaris. Mais, à force de reculer, le FC Nantes faillit bien être renvoyé à ses chères études. Lucau, qui venait de rentrer, remit les équipes à égalité à cinq minutes de la fin, en crucifiant N'Dy Assembé, impuissant sur ce coup-là. Louis Dugauguez redonnait dans la cacophonie. Filip Djordjevic, admirablement lancé par Maréval dans le temps additionnel, eut le bon goût de réduire l'assemblée au silence. « On y a davantage mis la manière » reconnaissait David de Freitas. Et les critiques en sourdine jusqu'à vendredi. Avec 10 points d'avance sur le quatrième, Nantes peut voir venir. « On a un certain matelas, il ne faut pas l'entamer » prévient Guillaume Moullec.
Un stade qui acclame un speaker signant des autographes et se déhanchant sur un infâme remake d'un ignoble tube de Bronski Beat a forcément des allures de contrée inhospitalière. Les Canaris ont sans doute eu la bonne inspiration d'apporter leurs bouchons d'oreille dans leurs valises. Jimmy Sumerville ne leur a pas été fatal.
Waldemar Kita, qui a zappé l'incontournable déplacement ardennais pour cause de vacances, n'avait pas digéré la défaite concédée face au Havre à la Beaujoire. « On n'innove pas quand on n'en a pas les moyens » déplorait ainsi le président nantais dans nos colonnes après le revers normand. Une critique destinée à mettre l'accent sur les choix tactiques de Michel Dr Zakarian face aux Ciel et Marine. Hier soir à Louis Duguauguez, l'entraîneur du FC Nantes a de nouveau modifié ses batteries. Par conviction, sans doute, mais aussi sous la contrainte. Depuis l'entame de la saison, le FC Nantes a payé bien plus que ses principaux rivaux un lourd tribut aux blessures. Ainsi donc, l'hôpital se moque de la parité. Les dirigeants ne pourront faire l'économie d'une analyse approfondie concernant ce handicap récurrent. La sortie prématurée, comme on pouvait la craindre, de Stefan Babovic (43') est venue s'ajouter à la litanie des « avaries » nantaises.
Privé de deux éléments clés à chaque extrémité de la chaîne (Heurtebis et Bagayoko) et de son traditionnel capitaine de soirée (Da Rocha), le technicien nantais avait choisi de densifier sa ligne de milieux récupérateurs, avec un trio Faty-De Freitas-Shereni en guise de vigie. En remportant aux points la bataille du milieu, surtout en seconde période, le FC Nantes s'est mis dans le sens de la marche. Passée une première alerte signée Sartre sur corner, les Canaris ont desserré l'étreinte.
L'autre frayeur de la première période permit à Guy-Rolland N'Dy Assembe de démontrer l'étendue de son talent. « J'avais un peu de pression au début, mais ça s'est bien passé. Les premiers ballons ont été déterminants » souriait, détendu le gardien nantais. Pour une première, il n'était pas mis sur le grill outre-mesure, mais chacune de ses interventions était marquée du sceau du talent, de la maîtrise et de l'autorité. Sa claquette sur la tentative de Bonnet (38') résuma à elle seule la belle soirée du bizuth. Et le jeu dans tout cela ? Exceptée une vraie occasion de Goussé (44'), qui manqua son duel avec Regnault, le FC Nantes géra plus qu'il ne dirigea lors du premier acte. « On a rectifié le tir en deuxième période. Il fallait s'adapter à un nouveau système. Ce fut mieux en terme d'animation et de construction. Et avec une défense comme celle-là, on peut voyager » se réjouissait logiquement Michel Der Zakarian.
La rentrée de Djordjevic, l'arme fatale ces derniers temps changea, sinon la physionomie de la rencontre, du moins le tableau d'affichage. Le Serbe, à la réception d'une tête de Shereni consécutive à un centre de Moullec, catapulta le ballon au fond des filets ardennais. Pas immérité au vu de la maturité qu'affichaient les Canaris. Mais, à force de reculer, le FC Nantes faillit bien être renvoyé à ses chères études. Lucau, qui venait de rentrer, remit les équipes à égalité à cinq minutes de la fin, en crucifiant N'Dy Assembé, impuissant sur ce coup-là. Louis Dugauguez redonnait dans la cacophonie. Filip Djordjevic, admirablement lancé par Maréval dans le temps additionnel, eut le bon goût de réduire l'assemblée au silence. « On y a davantage mis la manière » reconnaissait David de Freitas. Et les critiques en sourdine jusqu'à vendredi. Avec 10 points d'avance sur le quatrième, Nantes peut voir venir. « On a un certain matelas, il ne faut pas l'entamer » prévient Guillaume Moullec.
